Renaissance Italienne
Pendant la période de la Renaissance à Florence nous pouvons trouver les Arts ou Corporations. Ils étaient des associations de personnes qui fasaient le même travail ( un peu comme les syndacats). Ici vous pouvez trouver les principales.
L'Art de la
Laine
En 1340 l'art de la laine devient la plus importante
des Arts et conserve sa primauté jusqu'à la fin du XVI siècle. Elle est dirigée
par deux consuls et par deux conseils. Aujourd'hui la lavoration de la laine est
très renomée à Florence. La laine brute était triée et lavée dans un bain
composé d'urine de cheval et d'une sorte de lessive, puis elle était rincée dans
l'Arno. Ensuite les cardeurs, avec le chardon de sauvage cardaient la laine.
Assouplie, la laine était filée par les femmes. Le fuseau, la quenouille ou le
rouet intervenaient ensuite. Puis la laine était tissée, relavée et brossée avec
les chardons.
La Marqueterie
des Meubles
Pendant le Moyen Age se développe la marqueterie des
mobiles. Il s'agit de dessins gravés dans le bois. Cette technique est encore
utilisée surtout par les reparateurs, mais il est plus difficile de trouver des
mobiles marquetés parce que cette lavoration est chère et a besoin de beaucoup
de temps.

L'Art des
Notaires
Cet art est le plus honoré de tous. Les notaires
assistent les juges lors des procès, préparent les statuts et veillent a leur
exécution.

L'Art de
Calimala
Calimala est le premierné des Arts. Elle est en relation constante avec l'étranger,
habitué aux grandes opérations financières.

Les Arts
des Orfèvres
L'orfèvre est le maître d’œuvre du luxe
domestique. Des grands artistes de la Renaissance, tels Donatelle, Luca della
Robbia, Benvenuto Cellini ce sont ainsi formés chez des orfèvres.

Les
Maîtres du Cuir
En 1534, dans l'Art des Maîtres du cuir, les
métiers du cuir, étaient répartis en trois corporations : peaussiers, fabricants
de courroies et cordonniers. Avec plus de 2800 artisans inscrits. Aujourd'hui à
Florence on peut trouver beaucoup de magasins qui vendent accessoires et
eblouissements en cuir.

La lavoration
de la Soie
La lavoration de la soie est très ancienne et naît
dans les siècles du Moyen Age. Avec la cultivation des vers à soie et la
lavoration des cocons les artisans tiraient des tissus. Aujourd'hui on utilise
des techniques et des machineires differents et plus technologiques.
Renaissance Française
France et Italie: conquêtes et échanges culturels
Pendant le XVI siècle on a la prépondérance de l’Italie dans tous les domaines, grâce à sa richesse économique, sa force militaire, son avance technologique et scientifique et sa suprématie culturelle. Pour ça les Français ont cédé à l’italomanie, que la langue reflète encore aujourd’hui.
Les rois de France se sont lancés dans les conquêtes extérieures. Ils ont entrepris la guerre d’Italie de 1494 à 1559 au début parce que le roi de France voulait contrôler les royaumes de Naples et du Milanais, mais aussi parce que ils étaient attirés par les richesses et la civilisation de l’Italie. Pendant cette guerre en Italie il y a eu un conflit entre le roi de France François I et Charles V, empereur romain-germanique et roi d’Espagne.
Ensuite la France et l’Italie ont établi la paix entre eux et nombreux italiens, intellectuels, artistes et scientifiques, sont allés à la cour du roi de France et il y a eu des mariages diplomatiques, comme celui de Catherine de Médicis avec Henri II; pendant son royaume duré 20 ans Catherine de Médicis a favorisé le développement de la culture italienne en France.
Par conséquence, des mots italiens sont pénétrés dans la langue française; en particulier des termes relatifs à la guerre, à la finance, aux mœurs, à la peinture, à l’architecture et puis aux vêtements, à l’alimentation, à l’équitation et à la musique.Beaucoup d’écrivains se sont opposés à l’intrusion de l’italien dans la langue française.
Pendant le XVI siècle il y a eu aussi des guerres de religion par conséquence de la réforme protestante d’Henri VIII en Angleterre, de Luther en Allemagne et de Calvin en Suisse. Catholiques et protestants ont fait des guerres pour avoir la prépondérance, mais ces guerres ont porté seulement à la famine et au pillage.
Avec ces campagnes militaires beaucoup de mots anglais et espagnols relatifs à la guerre et aux produits exotiques sont entrés dans la langue française.
Dans cette période on voit naître un mouvement en défense de la langue française qui s’appelle La Pléiade. En effet plusieurs intellectuels de l’époque ont soutenu l’importance du français et plusieurs écrivains étaient en faveur de cette langue : Ronsard, Rabelais, Montaigne, Du Bellay qui en 1549 a écrit Défense et illustration de la langue française.
Les Médicis sur le trône de France: Catherine De Médicis (1519-1589)
Depuis leur avènement, les Médicis ont toujours stratégiquement marié leurs enfants à des familles, Florentines ou non, de même rang social ou plus haut placé, à fin de contrôler politiquement la ville et l’Etat Florentin. C’est avec Catherine qu’ils accèdent aux couches royales.
Catherine, née à Florence le 13 Avril 1519, de part son père Lorenzo dei Medici, duca di Urbino, est le dernier rejeton légitime de Médicis de la branche dite de Cafaggiolo (d’une villa des alentours de Florence), celle qui a gouverné Florence de 1434 à 1454. Elle est l’arrière petite fille de Lorenzo il Magnifico. De part sa mère, Madeleine de la Tour d’Auregne Catherine appartient à une vieille famille de l’aristocratie française. Le mariage des parents avait été arrangé par le pape Léon X des Médicis et le roi de France François I afin d’entretenir l’alliance avec la maison de Valois et de maintenir la paix en Italie et la sécurité de l’état pontifical contre l’empereur Charles V.
Catherine perd son père et sa mère à un mois et elle est placée sous la tutelle de sa famille italienne: les Orsini et les Salviati. L’élévation du cardinal Giulio dei Medici sur le trône de Saint-pierre qui lui seront bien utiles dans sa maturité. Ayant atteint l’âge du mariage le hasard veut que François I ait besoin de l’alliance pontificale pour faire face à son puissant rival Charles V. François (Clément VII) le 19 Avril ‘23 représentera un tournant dans la vie de la «Duchessina», comme on l’appelle, qui a quatre ans, habite maintenant Florence, où elle mène une vie fastueuse. En 1927, suite au soulèvement des républicains florentins, elle est enfermée dans le convent des Murate. Lorsque Florence capitule en 1530 le pape ramène Catherine à Rome, confiée à sa famille. Elle vit au palais Médicis (aujourd’hui Palazzo Madama) avec ses cousins Ippolito et Alessandro. Elle est amoureuse de Ippolito et déteste Alessandro. Ippolito est cardinal et la suivra en France. Catherine perfectionne sa culture classique, s’initie aux arts et apprend les leçons politiques de Machiavelli, propose de marier Catherine à son fils cadet Henry, duc d’Anjou. Le mariage est célébré en Septembre 1533 à Rome et le 28 Octobre à Marseille, en présence du pape et de François I. Les époux ont à peine 14 ans.
Catherine est une jeune femme cultivée, passionnée par l’astrologie, bonne cavalière, atouts aux quels François I est très sensible. Henry devient dauphin suite à la mort accidentelle du frère aîné François. Mais la nouvelle dauphine Catherine n’a pas encore d’enfants et le pape Clément VII, son protecteur meurt à Rome. Catherine vit dans la terreur d’être renvoyée, seul François I lui fait confiance. Apres 10 ans de stérilité elle arrive finalement à mettre au monde son premier enfant: François. Elle en aura 10, dont 7 survivront et 3 seront rois: François II, Charles IX et Henry III.
François I décède en 1547 et Henry lui succède et Catherine devient reine de France, mais seulement de nom. La vraie reine de France quant au pouvoir politique c’est la très belle Diane de Poitiers, maîtresse d’Henry II, ce dont souffre beaucoup, tout en se taisant.
En 1559 la mort de son mari, blessé dans un tournoi, et en 1560 celle de son fils François II font d’elle la Régente du royaume de France: Charles IX n’ayant que 9 ans.
A ce moment là toute l’Europe est ravagée par la lutte entre les protestantes et les catholiques, depuis que Luther a déclaré l’ostracisme à l’église de Rome.
La Régente, bonne catholique, gouverne avec les Guides et les Montmorency, dans son conseil privé, tenants orthodoxes de l’église, tout en étant confrontée aux partisans de la religion «reformée». Elle tient pratiquement les pieds en «due staffe». Elle donne aux uns et aux autres, protège les huguenots et irrite les parti catholique dirigé par les Guise.
Pour recevoir l’attention du peuple français elle entreprend un tour de France avec toute la famille royale.
Mais l’affrontement entre l’amiral de Colijuis, les Condé et les Bourbon et la ligne catholique devient très violent. Suite aux noces de sa fille cadette Marguerite avec Henry de Bourbon, roi de Navarre, le 18 Août 1572 (noces ayant attiré à Paris la noblesse et les chefs huguenots) éclatera la nuit de la Saint Barthélemy.
Les horreurs et les tueries de la nuit du 24 Août 1572 sera l’un des gages les plus noires de l’historie de France.
Le complot, organisé dans le conseil privé de la reine, était une raison d’Etat, l’Etat s’identifiait à son fils Charles IX.
Peu de temps après Henry de France devient roi de Pologne. La mort primature de Charles IX, fera rentrer Henry en France pour lui succéder. Mais l’entente entre Henry et Catherine ne suffira pas à garantir la popularité de Catherine: en effet la peuple, ainsi qu’une partie de la cour, reproche à Catherine ses origines roturières, ses conseillers italiens, Strozzi, Gondi, Salviati, ses penchants pour l’astronomie et les arts divinatoires (on l’accuse même de sorcellerie).
Outre à ses problèmes avec Henry III, elle doit faire face à la rébellion de son fils François duc d’Alençon, à cause des ambitions royales de ce dernier, qui veut, coûte que coûte se procurer un royaume en Europe. Il essayera en Angleterre et aux Pays Bas, contre les intérêts même de la France, mais, malade il mourra en 1584. Cette mort pose le problème de la succession du trône. Henry III n’a pas d’héritier. Le trône reviendrait à Henry de Navarre, mais il est protestant et chef des Huguenots.
La guerre s’allume entre Henry III, Henry de Navarre et Henry de Guise , chef de la ligne catholique. Cette guerre sera connue sous le nom de «Guerre des trois Henry». Henry de Guise projette de s’emparer du trône et soulève la population de Paris contre Catherine, mais il sera assassiné sur l’ordre d’Henry III au château de Blois.
Catherine, lasse de guerre et souffrante s’éteint peu de jours après, le 5 Janvier 1589 dans la même châteaux de Blois. Au mois d’Août de la même année Henry III sera poignardé par le moine Clément et Henry de Navarre deviendra le roi de France: Henry IV. Il abjure le protestantisme, se fait catholique, divorce de Margot de Valois et se remarie en 1600 avec la deuxième reine de France, issue de Florence: Marie dei Medici.
Catherine a emporté de l’Italie en France la Renaissance dans l’art, le goût raffiné de la cuisine, des beaux vêtements, des bijoux. Elle a été mécène d’artistes, peintres et sculpteurs (preuve en est le magnifique tombeau de St. Denis).
Elle a pensionné Ronsard, Clouet et d’autres. Et encore ce qu’il faut quand même reconnaître à cette florentine tant méprisée c’est que dès qu’elle devient reine de France elle devient aussi française et tout ce qu’elle fait, soit en bien qu’en mal, est dévoué à la famille Valois et à la paix et à la plaire de son pays d’acquisition. Et son mérite le plus grand est sans doute qu’elle s’était, elle, l’étrangère, si parfaitement assimilée à sa patrie d’adoption que, pendant plus de trente ans, l’histoire de France se confond à la sienne propre.
Le XVIe siècle: La Renaissance Française et la
Renaissance Italienne
“La découverte de l’Italie eut infiniment plus d’effet sur le XVIème siècle que celle de l’Amérique. Rare et singulier phénomène, la France était moins avancée pour les arts de la paix qu’au XIVème siècle. L’Italie, au contraire, profondément mûrie par ses souffrances même (...) était déjà en plein XVIème siècle. Cette barbarie heurte un matin cette haute civilisation ; c’est le choc de deux mondes, mais bien plus, de deux ages qui semblaient si loin l’un de l’autre ; le choc et l’étincelle ; et de cette étincelle, la colonne de feu qu’on appela la Renaissance.”
(J. Michelet, Renaissance et Réforme. Histoire de France au XVIe siècle, 1855)
La France
Au cours de la seconde moitié du XVe siècle, CharlesVII et Louis XI étaient parvenus à triompher de la féodalité et a jeter les bases de l’unité du territoire français.
Leurs successeurs, Charles VIII, Louis XII et François Ier, convaincus que l’Italie est facile à conquérir car elle est morcelée en petits états, revendiquent des droits de succession sur le royaume de Naples et sur le duché de Milan, où ils engagent une série d’expéditions qu’on appelle « guerres d’Italie ». En 1504, Louis XII doit céder le royaume de Naples à Ferdinand d’Aragon, tandis qu’une dizaine d’années plus tard, en 1515, la victoire de Marignane permet à François Ier de reprendre le Milanais qu’il gardera jusqu’à la défaite de Pavie (1525) où il est fait prisonnier par l’empereur germanique Charles-Quint. Ce n’est qu’en 1559 que les souverains français renonceront définitivement à la conquête de l’Italie, lorsque Henri II, les fils de François Ier, signe la paix de Cateau-Cambrésis, prés de Cambrai. Ces guerres, très coûteuses, ont non seulement modifié la technique militaire, mais elles ont aussi favorisé les échanges artistiques entre les deux pays et introduit en France le goût pour l’art italien de la Renaissance.
Comme son père, Henri II gouverne la France en souverain absolu. La cour, luxueuse et brillante, se déplace d’un château à l’autre, à travers l’Ile-de-France et le Val de Loire, dans un climat de fêtes
et d’intrigues qui permet au roi de surveiller et affaiblir les grands seigneurs. Vivant à la cour, ceux-ci perdent peu à peu leur prestige militaire et surtout leur rôle politique.
L’autorité royale se renforce, les institutions se perfectionnent. Henri II contribue à centraliser l’administration de la France en envoyant des hommes de confiance, les commissaires, dans les différentes régions du royaume.
L’Italie
La Renaissance italienne n’a eu nulle part autant d’influence qu’en France. François Ier suivant l’exemple de Charles VIII, rapporte d’Italie des tableaux, des statues antiques, fait venir en France des artistes italiens, dont Léonard de Vinci ; le Rosso et le Primatice contribuent à la décoration du nouveau château de Fontainebleau.
Grâce aussi aux échanges commerciaux, le goût du beau et la passion pour la richesse – qui avaient caractérisé au XVe siècle les rois, les princes, les prélats, les banquiers et les marchands italiens – se propagent dans le nord de l’Europe, aux Pays-Bas, en Allemagne, et en France où l’on emprunte de nombreux motifs d’ornementation à l’art italienne. Les arts décoratifs (tapisserie, orfèvrerie, céramique, émaillerie, ciselure, art du meuble) se développent; François Ier appelle à sa cour le ciseleur Benvenuto Cellini. Quant à l’humanisme, il a lui aussi vu le jour dans la florissante Italie des XIVe et XVe siècles inspirant profondément les poètes et écrivains français du XVIe.
Pétrarque en France
Pétrarque est, et de loin, le poète italien le plus aimé, le plus étudié et le plus imité - mais le plus discuté aussi -en France, entre le XIVe et le XVIe siècle. D'autre part, la France joue un rôle important dans la vie de Pétrarque, qui a accompli une partie de ses études en Avignon; c'est aussi en Avignon qu'il rencontre, en 1327, Laura de Sade à laquelle il consacrera la plupart de ses poèmes.
Selon ses biographes, Pétrarque répand à tel point l'amour pour sa poésie parmi les jeunes Avignonnais qu'un jour, un père indigné l'arrête dans la rue pour lui reprocher le fait que son fils s'est consacré aux vers plutôt qu'à des études plus rentables. Plus tard, à partir de la fin du XIVe siècle et pendant tout le XVe, c'est le Pétrarque humaniste et philologue que l'on admire, celui qui a redécouvert les classiques latins et grecs; on étudie ses œuvres philosophiques en latin et son poème allégorique Les Triomphes. Au début du XVIe siècle, le poète Jean Lemaire de Belges définit «le bon Pétrarque, en amours le vrai maître»; un autre, Maurice Scève, s'empresse de rechercher en Avignon la tombe de Laura, tandis que les sonnets et les chansons du poète italien deviennent le modèle par excellence de la poésie lyrique. Dans le Canzonetta de Pétrarque, la poésie de l'amour est avant tout poésie de la douleur et de la solitude, car la perfection de la femme aimée rend cette dernière inaccessible. C'est cette perfection que le poète célèbre inlassablement, en multipliant les comparaisons évocatrices (l'or des cheveux, la neige ou les lys d'une peau); les souffrances de celui qui aime reviennent dans des images telles que les flèches du dieu Amour, à l'origine d'inguérissables blessures, ou les flammes ardentes qui ne cessent de le dévorer. Il arrive souvent aussi que la douceur surhumaine et la beauté lumineuse de la femme aimée envahissent les lieux où le poète a pu contempler cette dernière; ces paysages deviennent alors le sujet même de la poésie lyrique.
Chaque poète français donnera aux thèmes tirés de Pétrarque un accent particulier: Du Bellay puise chez le poète italien tout ce qui peut servir à enrichir et rénover la poésie lyrique française, tandis que Ronsard colore les descriptions de Pétrarque d'une nuance de sensualité proche d'Arioste.